1/08/2013

Les présidents d'honneur 2013

"Derrière l’Histoire, ceux, hommes et femmes, qui la font. Derrière les grands événements du monde, ceux qui en sont les témoins, le reflet. Comment comprendre les siècles sans connaitre les personnages, écrivains, artistes, philosophes, politiques qui en sont à la fois les inspirateurs, concepteurs, les acteurs ? Ce n’est pas un hasard si les biographies connaissent un succès que le temps ne dément pas : c’est par la personne qu’on atteint  l’humanité tout entière, par son itinéraire intellectuel personnel que l’on dégage l’esprit du temps. Par la vie de celui ou de celle dont ils découvrent le cheminement, les passions, les convictions, autant au moins que par ses œuvres, le lecteur fait la connaissance d’un être humain, dans sa quotidienneté, sa grandeur, ses faiblesses, parfois,  mais aussi, peut-être même surtout, du monde qui l’entoure.

Voila pourquoi une rencontre autour des biographies, et des biographes, est d’une nature particulière : elle attire tous ceux, ils sont nombreux, qui savent tout ce qu’une personnalité apporte, tout  ce qu’elle reçoit, tout ce qu’elle explique, du monde qui l’entoure." Michèle COTTA



"Peut-on écrire des biographies et, à plus forte raison, quand plusieurs siècles séparent l’auteur de son personnage ? Quelles sources utiliser ? Les portraits ? Ils sont menteurs : le modèle est toujours embelli : voyez Fouché peint par Dubufe. Les mémoires ? On les écrit pour dissimuler la vérité ou exalter ses propres actions. Les témoins ? Ils sont aveuglés par la jalousie, la haine ou l’admiration. Rien de plus cruel que le portrait de Retz par la Rochefoucauld .
Quant aux documents officiels, pensons à Talleyrand faisant disparaître tout ce qui concernait son rôle dans l’affaire du duc d’Enghien ou la guerre d’Espagne.
Rien ne nous livrera le « rosebud » du citizen Kane, et pourtant, comme dans le film de Welles, nous poussons la grille sur laquelle se lit le panneau « No Trespassing ». Pourquoi ? Pour le plaisir de peindre et de conter, car rien n’est plus passionnant qu’une vie, même si l’explication finale nous échappe. Dans Napoléon chef de guerre, (paru aux Editions Tallandier) ce sont les forces extérieures à l’homme (l’économie, le climat, la mer…) qui permettent de comprendre l’écroulement de l’Empire."  Jean TULARD

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